CRAZY OR NOT !?

Perchés ! Illuminés ! Charlatans ! Gourous ! Fous ! 

Autant d’idées reçues, de préjugés, d’amalgames que l’on attribue à des personnes qui ont des pratiques dites « non conventionnelles » ou en lien avec la spiritualité. Attention, ce qui ne veut pas dire que cela n’existe pas. 

Comme dans tous métiers, certains font consciencieusement leur travail et d’autres pas. Certains exploitent, grugent, abusent et se servent de la spiritualité pour prendre le pouvoir. Ceci est valable dans toutes les professions, et ce, malgré les titres et les diplômes, qui ne sont en aucun cas des garanties de bonnes conduites. 

Il y a souvent confusion entre voyante et médium, avec cette image très stéréotypée qu’elle prédit l’avenir dans une boule de cristal et qu’elle s’appelle Irma ! Que des soins chamaniques nécessitent pour rentrer en état modifié de conscience (transe) de prendre des drogues ! Que voir les défunts et entrer en connexion avec des entités supérieures veut forcément dire que nous avons des hallucinations, que nous sommes fous ! 

Le regard occidental, par réelle méconnaissance ou par peur, s’appuie sur ses clichés péjoratifs et met tout le monde dans le même panier. Cela dessert souvent le sérieux de certaines pratiques, les tournant au ridicule, à l’affabulation ou encore à l’arnaque. 

Et pourtant, à contrario, nous pouvons constater cet engouement sur les réseaux sociaux pour tout ce qui touche à l’art divinatoire. Les français dépensent des sommes astronomiques pour qu’on leur prédise l’avenir, toujours dans cette quête de contrôle, dans cette volonté de maîtriser leur vie, remettant leur pouvoir entre les mains d’autrui. 

Il en est de même pour tout ce qui touche à la consommation de médicaments, la France est d’ailleurs l’un des pays comptant parmi les plus gros consommateurs au monde, les considérant comme une réponse à toute préoccupation de santé. La consommation moyenne est de 41 boîtes de médicaments par an et la dépendance est bien réelle. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas en prendre lorsque cela le nécessite mais être vigilant à ce qu’ils ne deviennent pas un automatisme, un cache misère. 

Nous n’écoutons plus notre corps, notre mal-être intérieur, nos émotions, ni ce que vient mettre en lumière la maladie, qui pourtant sont intrinsèquement liés. 

Et si la maladie et la douleur n’étaient pas qu’une simple manifestation physique mais belle et bien le miroir d’un mal psychique bien plus profond, qu’il nous faut conscientiser, comprendre, dénouer à la racine, pour s’en libérer et aller vers la guérison. 

D’où l’importance, en complémentarité avec la médecine dite conventionnelle, de s’ouvrir à des soins qui favorisent cette approche et prennent appuis sur des médecines ancestrales à travers le monde. 

En Afrique, en Asie, en Amérique du sud, une majeure partie de la population, 4 milliards et demie de terriens selon l’OMS a recours aux médecines ancestrales. Qu’ils soient phytothérapeute birmans ou péruviens, guérisseurs au Mozambique ou en Afrique du sud, qu’ils pratiquent le chamanisme en Mongolie, leur travail intéresse les scientifiques, sans pour autant que cela ne choque qui que ce soit et qu’ils soient pris pour des farfelus, au contraire, car ces pratiques sont coutumières et naturelles. Le magazine « Géo » fait le tour du monde des différentes pratiques. 

Heureusement, de plus en plus de gens s’éveillent, font l’expérience de l’invisible (EMI, sorties de corps, voyages astraux) et ont recours à des médecines non conventionnelles. 

Et puis, comment peut-on juger et condamner les médecines non conventionnelles sans même en avoir fait l’expérience ? 

Pour exercer ces pratiques non conventionnelles, travailler avec l’énergie, entrer en canalisation, il faut avant tout avoir soi-même une hygiène de vie impeccable et être dans la juste posture. C’est dans cet alignement parfait, entre la terre et le ciel, le visible et l’invisible, le rationnel et le champ des possibles, que nous sommes aptes à éteindre notre mental pour entrer dans ce champ de communication, d’amour et de guérison. 

Être cartésien et à la fois connecté n’est pas antinomique mais une nécessité dans l’approche du soin dans sa globalité, qui est, selon moi, multidimensionnel. 

C’est cet équilibre parfait qui va permettre de donner toute son efficacité au soin. Et pour ce faire il faut belle et bien avoir les pieds sur terre et ouvrir son esprit. 

Source : L'importance des médecines ancestrales Planète Géo 2014 https://www.radiofrance.fr/franceinfo/podcasts/planete-geo/l-importance-des-medecines-ancestrales-1983046