
La famille peut être un sujet sensible, qui peut générer beaucoup d’incompréhensions et de souffrances sous couvert des liens du sang et des croyances limitantes auxquelles nous sommes tous rattachés.
Il peut être compliqué, par exemple, de se dire que nous avons pleinement choisi ce ventre maternel, nos parents, cette famille, alors que nous savions pertinemment, avant même l’incarnation, que ce que nous allions y vivre ne serait pas évident, à commencer par notre mise au monde. La peur de vivre cette incarnation est d’ailleurs une des raisons de pourquoi tant de petites âmes font demi-tour (fausses couche, deuil périnatal).
Nous pouvons par exemple choisir une famille terrestre qui est à l’opposé de nos convictions ou de nos valeurs, à l’opposé de qui nous sommes, pour nous permettre de travailler sur notre identité, notre place, l’affirmation et l’estime de soi, pour redécouvrir notre force intérieure. Il est évident que c’est en nous confrontant à des personnes qui nous mettent en difficultés que nous pouvons apprendre, grandir et dépasser nos souffrances. Nos familles terrestres y contribuent grandement dans ce jeu de l’incarnation.
Les questions essentielles à se poser sont les suivantes : qu’est-ce que mon âme a besoin d’expérimenter à travers cette famille ? ce père ? cette mère ? cette fratrie ? ces lignées ? ces liens ? Quelles blessures, quelles peurs, quelles leçons suis-je venu apprendre et transcender grâce à ma famille ?
L’âme ne choisit pas au hasard sa famille terrestre, son choix va donc se porter sur ce qui est le plus intéressant pour elle en termes d’apprentissages et de ce qu’elle a encore à transmuter en termes de blessures (la blessure d’abandon, de rejet, d’humiliation, de trahison, d’injustice cf : Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même de Lise Bourbeau).
En séance, il arrive parfois que des petites âmes s’annoncent et gravitent autour de leurs futures mamans, des mères qui ne sont pas encore enceintes mais en devenir. Ce qui illustre très clairement que l’âme a choisi vibratoirement la famille dans laquelle elle souhaite s’incarner et vivre son expérience pour des raisons qui lui appartiennent. J’ai pu annoncer à une femme lors d’un soin que deux petites âmes étaient présentes, quelques semaines plus tard elle m’annonçait qu’elle attendait des jumeaux ! Il en va de même pour les petites âmes parties trop tôt qui viennent lors des soins porter des messages à leurs parents pour apaiser leur douleur et les aider à faire ce deuil.
Même si nos liens familiaux peuvent générer des conflits, des souffrances, ils viennent nous donner l’opportunité de nous remettre en question, de révéler nos capacités à les surmonter et à pardonner. Pardonner ne veut pas dire préserver le lien ou renouer, mais être en paix à l’intérieur de soi et transformer ce lien de souffrance. Cela peut être extrêmement difficile et impensable dans certaines situations, pour certains actes, de concevoir le pardon. D’ailleurs l’égo a toujours besoin d’un responsable, d’un coupable à sa souffrance, s’enfermant dans le rôle de victime jusqu’à ce que nous prenions conscience qu’il nous est possible de s’extraire de ce rôle et de transformer ce lien de souffrance en lien de paix (cf : le triangle de Karpman).
Continuer à faire résider en nous la colère, la rancœur, la haine, le désir de vengeance et de destruction, nous empêche de transcender notre souffrance.
Le pardon devient alors notre seule porte de sortie qui ouvre sur notre libération, cette résonnance parfaite avec l’amour inconditionnel et la paix du cœur.
« Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse » CONFUCIUS