LA MORT ET L'AU-DELA

La mort est un passage, elle n’est en aucun cas une fin en soi, c’est une RENAISSANCE. Les Egyptiens l’avaient bien compris, mourir n’était pas disparaitre mais changer d’état, une traversée initiatique vers l’immortalité. 

Pourtant, pour beaucoup, elle fait peur, elle inquiète, elle est source d’angoisses, alors que depuis la nuit des temps, à travers différentes cultures, elle est célébrée, honorée, ritualisée comme l’expressivité d’un passage important pour l’âme et un hommage au vivant. 

J’ai pu m’apercevoir, en tant que passeuse d’âme, que peu de temps avant ce moment, l’âme se prépare. Ce voile, cette frontière entre le visible et l’invisible s’estompe. La vibration se modifie, elle est palpable tant au niveau de l’atmosphère qu’au niveau des énergies de la personne. C’est pourquoi le futur défunt est en capacité de percevoir des proches disparus, des esprits, des guides, qui attendent son passage, son retour sur les plans supérieurs. L’âme quitte alors le corps, fait des allers-retours entre les différents plans, un peu comme une phase transitoire, puis poursuit son voyage. Toutefois, le chagrin, la colère, la non-acceptation du décès d’un proche par les vivants, peut la retenir sur ce plan et ne favorise pas son élévation. 

Au même titre que j’ai pu constater à quel point le dégagement de l’âme, son élévation, peut être également difficile en fonction du degré d’avancement spirituel de l’individu. Les personnes qui ne sont pas sur ce chemin d’éveil et qui ont des difficultés à percevoir la mort comme un passage, une continuité, et non une fin en soi, ont du mal, au moment de partir, à lâcher le mental. L’esprit émet alors une résistance à s’abandonner pleinement alors que le corps physique, lui, est déjà prêt. Il y a parfois ce besoin de réconciliation avec soi-même et les autres, avec son histoire de vie, pour accéder à une libération des peurs, de certains non-dits, de regrets. Il peut alors être nécessaire de ramener la personne dans l’amour et la lumière pour l’aider à accepter ce passage et trouver l’apaisement.

Ce passage est une expérience propre à chacun, ne perdons pas de vu que nous sommes tous créateur de notre propre réalité. Si je suis persuadé qu’il n’y a rien dans l’au-delà ou si au contraire je crois en quelque chose, je vais fondamentalement rencontrer et vivre, lors de ma transition, une expérience en adéquation avec mes croyances.

Depuis de nombreuses années, le corps médical s’est beaucoup penché sur la question, recueillant d’innombrables témoignages à travers le monde sur des expériences d’EMI (Expériences de Mort Imminente). 

Plusieurs études indiquent qu’en moyenne, 4% de la population vivraient ce genre d’expériences. Pour la France, cela concernerait environ 2,5 millions de personnes. Les personnes qui vivent une EMI évoquent généralement les mêmes souvenirs : le tunnel, la lumière, le sentiment de calme et de paix, la rencontre avec les êtres chers décédés et /ou avec des guides spirituels, la sensation de baigner dans un amour absolu, la vision de paysages magnifiques, le passage en revue de la vie. 

Celles et ceux qui reviennent de l’au-delà sont unanimes pour dire qu’ils en sont revenus transformés. Prenant conscience suite à cette expérience qu’AIMER est la chose la plus essentielle dans la vie et que les deux questions qui nous seront posées dans l’au-delà sont les suivantes : « Comment as-tu aimé ? Qu’as-tu fait pour les autres ? », titre du livre de Nicole Dron suite à une EMI. 

Pour le Dr Jeffrey Long : « Depuis des milliers d’années, les grandes religions, ou d’autres cultes ou philosophies nous ont dit d’avoir foi en la vie éternelle, de croire qu’il y a autre chose que ce que l’on vit durant notre expérience terrestre, que l’on est des êtres magnifiques, que l’on continue à vivre après la mort. Le plus incroyable, c’est que ce message de foi spirituelle, affirmé dans d’innombrables cultures depuis des milliers d’années peut être prouvé ». 

D’après ce médecin, l’un des éléments les plus flagrants prouvant qu’il existe une vie après la mort, est la sortie hors du corps. 

C’est ce que j’ai pu expérimenter moi-même pour la première fois à l’âge de 12 ans, lors de mon opération de l’appendicite. Je me souviens m’être sentie en suspension et vue au-dessus de mon propre corps, qui lui était étendu sur la table d’opération sous anesthésie générale. Je voyais le bloc opératoire et ce qu’il s’y passait, j’entendais les dialogues des soignants présents. Je vivais la scène avec une telle précision que j’ai pu constater que mon médecin traitant téléphonait au même moment afin de contacter le chirurgien, pour savoir si tout se passait bien et rassurer mes parents. Je me rappelle que Jésus était présent à mes côtés dans une lumière éblouissante, se présentant à moi sous le nom de Yeshua. A la suite, j’étais capable de restituer ce moment. 

Puis, bien plus tard, mon père devait subir une lourde opération du cœur. Je lui indiquais que si cela se passait mal, qu’au moindre problème, son âme pouvait venir me chercher. Même si face à mes mots il pouvait rester septique, c’est pourtant ce que son âme a fait. Je donnais une formation ce jour-là, et son âme est venue à moi à deux reprises, elle était en panique, apeurée, j’ai compris que son cœur s’était arrêté. J’ai alors expliqué au groupe ce qui se passait, j’ai parlé à mon père pour le rassurer et j’ai prié, certaines personnes pouvaient également le ressentir. J’ai appris par la suite que mon père avait bel et bien fait deux arrêts cardiaque et qu’il avait failli mourir sur la table d’opération.

La mort est un vaste sujet, je ne détiens ni toutes les réponses ni la vérité. Cette lecture que j’en fais, repose principalement sur mes propres expériences, que ce soit à travers ma vie personnelle, mes soins ou lors d’immersions culturelles lors de mes voyages. Cela m’a permis de me faire une idée de ce passage, de ce que traversait l’âme et de la réincarnation. 

C’est d’ailleurs au cœur de mes voyages chamaniques, dans des visions de réincarnations sous des formes minérales, végétales ou animales, que j’ai pu avoir des réponses à mes questionnements et ainsi me rapprocher de l’animisme. Cette tradition spirituelle qui considère que chaque élément de la nature, qu’il soit vivant ou inanimé, possède une âme, un esprit, une force vitale.

Cet écrit n’a pas pour objectif de convaincre, chacun est libre d’avoir ses croyances. Il vise simplement à rassurer, car la peur de la mort conditionne incontestablement nos choix, nos actes, notre vie et notre passage. Si l’être humain voyait la mort sous un autre prisme, il vivrait de fait d’une façon plus apaisée, sans en être terrifié, sans se soucier de l’après. Il aurait alors une confiance inébranlable en la vie et en ce qui l’attend après, tant c’est merveilleux, réconfortant, apaisant. L’âme rentre simplement à la maison, auprès des siens et de la Source, plongée dans une lumière et un amour infini.

"Ce qui est bouleversant, c'est que quand tout est détruit, quand il n'y a plus rien ... il n'y a pas la mort et le vide comme on le croirait, pas du tout... Quand il n'y a plus rien, il n'y a que l'amour" Christiane Singer


Source : 

Inexploré Au-delà : Quand nos croyances basculent  Publié le 15/10/2012 – Enquêtes 

https://www.inexplore.com/articles/Au-dela-Quand-nos-croyances-basculent


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