
Tout d’abord merci à vous pour vos sollicitations, c’est avec plaisir que j’essaie d’apporter un éclairage sur des questions récurrentes qui vous préoccupent. Vous êtes nombreux en terme de régions ou de pays étrangers à passer par le site. Si le cœur vous en dit, je vous encourage à me faire part (via la messagerie) de votre vision des choses sur les thématiques abordées, comment les choses se traduisent dans vos pays ou pour vous-même, et si des questions subsistent n’hésitez pas à m’écrire et à partager.
En France, il y un véritable engouement pour les pratiques dites de « médecines non conventionnelles ». Beaucoup s’improvise guérisseur, médium, énergéticien, tel un divertissement, une distraction, en suivant des tutos sur les réseaux sociaux, qui conditionnent vos moindres faits et gestes, sans même en mesurer la portée.
Sous prétexte que l’on manie le pendule, que l’on frappe dans un bol tibétain, que l’on pratique le yoga, et qu’on écoute le chant des baleines, on se pense spirituel. Il y a d’ailleurs beaucoup d’amalgame, de confusion, un manque profond de connaissance, quant à la définition même de la spiritualité. Je peux être comptable, agriculteur, boulanger et être profondément spirituel, et à l’inverse, être Maître Rieki, astrologue ou religieux, et ne pas l’être.
La spiritualité est avant tout une démarche personnelle et intérieure, une quête de sens, qui passe par l’exploration de ses ombres. C’est un chemin initiatique pour apprendre à se rencontrer véritablement, se reconnecter à son essence, et qui vise à transformer l’égo en paix intérieure, à manifester l’amour.
Je crois profondément qu’un guérisseur, qu’un chaman, n’est pas quelqu’un qui choisit ce métier par simple distraction ou ambition, mais c’est une personne appelée et façonnée par les esprits. Il ressent l’appel de son âme, de son cœur, c’est quelque chose de l’ordre de l’évidence, inscrit parfois au niveau de ses ancêtres, de son plan d’incarnation.
Il y a souvent des signes distinctifs, des choses qui se manifestent dès l’enfance, dans la traversée de ses épreuves également, lui permettant de comprendre la douleur de l’intérieur. Il possède une écoute profonde, une connexion avec la nature, le vivant, le subtil, il est cet intermédiaire entre le monde visible et invisible.
Le guérisseur, le praticien, le chaman, doit se déconditionner de tout et guérir lui-même pour être en capacité de soigner les autres.
Il n’est pas question d’une quête de perfection et d’avoir tout réglé avant de pratiquer cela serait utopique, mais le guérisseur possède une profonde résilience acquise à travers ses épreuves, il adopte une juste posture, il est aligné, coupé totalement du mental et dans l’énergie du cœur. Il ne prend pas le pouvoir sur autrui, exerce avec humilité, intégrité et compassion. Il a une cohérence entre sa pensée, ce qu’il dit et comment il agit. Il ne fait pas n’importe quoi, au contraire, il sait parfaitement ce qu’il fait, et c’est justement parce qu’il est dans ce juste équilibre qu’il est efficace.
Comme ont pu me l’expliquer mes guides il y a de nombreuses années avant que j’en fasse mon métier : « Le don, le talent sont accessoires. Seul ce que tu en feras enseignera ton âme. Ton lien avec l’invisible, l’inaudible ne peut être guérisseur que si tu te relies à Gaïa. Tu es un canal puissant, ta responsabilité est grande et cela t’engage à lâcher ton égo dans sa quête de définition pour exister ».
Peu importe les pratiques, elles invitent chacun à une grande RESPONSABILITE et à un profond ENGAGEMENT vis-à-vis d’autrui et de soi-même, qu’il ne faut surtout pas minimiser et prendre à la légère.
Sous prétexte que tout n’est pas visible, palpable, on s’improvise guérisseur, praticien, parfois sans avoir aucune connaissance, sans même savoir avec qui nous rentrons en connexion, ce que nous faisons avec nos mains, avec l’énergie, sur quoi notre intention est portée.
Il est important de développer son intuition, ses capacités, mais cela ne veut pas dire obligatoirement se lancer dans des pratiques ou rituels sur autrui, qui ne sont pas maîtrisés et risquent de mettre tous les protagonistes en difficultés, voir en danger.
Il est alors primordial que notre champ d’activité, nos pratiques, ne dépassent pas nos compétences.
De plus, il est fondamental de comprendre qu’il y a des étapes à notre apprentissage et qu’un vrai travail sur soi est nécessaire avant de démarrer une pratique. Aujourd’hui, on veut brûler les étapes, on veut tout tout de suite. Sans mesurer que chacun à ses expériences à vivre, un plan d’incarnation qui lui est propre, et qu’il ne sert à rien de se comparer, de vouloir avancer plus vite que l’autre. Chacun vit ce qu’il a à vivre à son rythme et au bon moment pour lui.
Nous sommes tous les enfants de la source, nous avons tous par définition des capacités, du magnétisme, sans pour autant qu’une pratique sur autrui soit la voix de l’âme.
Par ailleurs, je peux être guérisseur de bien des façons. Par mon écoute bienveillante lorsque quelqu’un va mal. Par un simple sourire, une phrase, un geste, lorsque je sens que quelqu’un en a besoin. Par ma compagnie, le simple fait de rayonner, répandre ma joie et ma bonne humeur. En lisant une histoire à un enfant et sentir l’émerveillement dans ses yeux. En préparant un bon repas et sentir le plaisir partagé. Il y a mille et une façons de faire du bien et d’aider l’autre, à vous de trouver les vôtres.
Prenons exemple dans la nature, le loup ne cherche pas a avoir les capacités de l’aigle, ou l’aigle de l’ours, cette question ne les effleure même pas. Ils se contentent d’être, d’apprécier leur nature divine car ils sont déjà parfaits tels qu’ils sont, avec des attributs qui leur sont propres.
Alors pourquoi est-ce si compliqué pour les êtres humains ?
En raison de notre blessure de non-amour car nous avons oublié notre nature divine. Alors, pour combler ce vide, notre égo nous fait croire qu’en adoptant une posture de « sauveur » nous obtiendrons de l’amour, de la gratitude, nous nous sentirons enfin exister. Qu’en voulant à tout prix s’approprier certaines capacités, notre égo nous donnera l’illusion que nous sommes importants, que nous obtiendrons de la reconnaissance, la réussite, une forme de pouvoir, une valeur.
Alors quand on me demande : « est-ce que je suis guérisseur ? », je n’ai pas la prétention de pouvoir répondre à cette question, je crois que vous seuls pouvez être habilités à faire émerger la réponse en vous posant les bonnes questions :
Pourquoi cela m’appelle et depuis quand ? Qu’est-ce qui m’attire et me plaît dans cette pratique ? Est-ce que d’avoir des capacités me donne l’impression d’avoir un pourvoir particulier ? Ai-je déjà entrepris un travail sur moi-même en allant regarder mes blessures ? Est-ce que j’ai besoin de prouver quelque chose à travers cette pratique ? Ai-je quelque chose à réparer en moi ? Ai-je des connaissances suffisamment riches pour pouvoir pratiquer ? (le corps humain, les chakras, les maladies, …) Est-ce que je suis capable de me couper totalement du mental dans ma pratique ? Suis-je ancré ? Suis-je équilibré et aligné dans mon quotidien ? Est-ce que j’ai une bonne hygiène de vie ? Est-ce que je sais ce que je fais dans l’énergie et avec qui je rentre en connexion ? Suis-je dans une posture d’engagement et de responsabilité ? Qu’est-ce que cette pratique vient nourrir en moi ? Est-ce la voix de mon âme ou de mon mental ?
« La planète n’a pas besoin de gens qui réussissent. La planète a désespérément besoin de plus de faiseurs de paix, de guérisseurs, de conteurs d’histoires et de passionnés de toute sorte » Dalaï-Lama
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