
Il arrive que l’on me contacte et que l’on me parle du « mauvais œil » ou de « karma » faisant allusion au fait que l’accumulation d’évènements négatifs dans votre vie serait la faute à quelqu’un qui vous veut du mal, à de la magie noire, ou encore à une dette passée que vous viendriez régler dans cette incarnation.
Je ne dis pas que cela est impossible mais il est souvent plus facile pour l’ego de croire que le problème vient de l’extérieur, de la faute à pas de chance, à la fatalité, qu’il y a forcément un coupable ou une raison à tous vos maux.
Le terme karma (ou karman) vient du sanskrit et signifie « acte » ou « action ». C’est un principe spirituel issu des religions indiennes qui désigne la loi de cause à effet : chaque pensée, parole ou action entraîne des conséquences inévitables. Dans la tradition, le karma ne se limite pas à une seule existence, il s’inscrit dans le cycle des réincarnations (samsara) et influence la destinée d’une vie à l’autre.
En Occident, le terme karma est souvent galvaudé, se traduisant dans les esprits comme une punition dont on viendrait s’affranchir dans la vie suivante pour réparer nos actes. J’ai fait du mal par conséquent je dois le payer et je dois souffrir. Cette notion de bien et de mal est purement religieuse, elle nous éloigne de la perception de l’âme et de la réalité.
Et si votre âme avait elle-même choisit son plan d’incarnation, ses expériences, son lot d’épreuves et qu’en réalité personne ne subit ni ses liens, ni sa vie, ni son karma !
Et si d’un commun accord avec une autre âme vous aviez décidé que celle-ci serait votre « bourreau » dans cette vie et inversement dans la suivante, pour vous aider mutuellement sur le plan de l’âme à évoluer !
En réalité, nous avons tous le choix de nous affranchir de nos blessures, de nos schémas répétitifs, en allant regarder en nous, à la racine de nos blocages, de nos mémoires afin de pouvoir les transmuter et ainsi modifier et libérer notre propre karma.
Ces évènements douloureux sont en réalité de précieux enseignements choisit au préalable par notre âme, pour nous aider à grandir et à prendre conscience peu à peu de notre essence vers l’amour de soi et des autres. Si nous n’apaisons pas nos blessures et ne parvenons pas à nous en affranchir, nous ne pourrons pas transmuter notre karma. Nous serons alors sans doute amenés à reconduire des expériences similaires au fil de nos incarnations jusqu’à ce nous puissions nous en délivrer.
En accueillant nos épreuves comme étant une source d’évolution, en essayant d’en comprendre le sens et en les transmutant, nous favorisons la loi du karma.
D’autant que le karma n’est pas qu’individuel, nous portons également le terreau d’un karma familial, en lien avec les dettes karmiques de nos ancêtres, nos lignées. Mais aussi à plus grande échelle, un karma collectif, en lien avec notre communauté, notre pays, la planète. Tous nos bagages karmiques interagissent simultanément, chaque positionnement (ou non positionnement), chaque choix de notre part, amènera inévitablement des répercussions karmiques à échelle individuelle et collective.
Le karma n’a pas d’autre but que de nous faire évoluer, en nous donnant toujours la possibilité de transmuter et de rééquilibrer l’aspect négatif de celui-ci en positif en fonction de nos actions.
Il nous incite à vivre une incarnation emplie d’amour et de sagesse, pour que l’âme puisse un jour rejoindre le nirvana, cet état de libération suprême et la fin de la souffrance (du samsara), la sortie définitive du cycle des renaissances et de la mort.
Se laisser traverser par les épreuves, les comprendre et les accepter sans résistance est le premier pas vers la libération du karma.
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